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Comment accueillir sereinement votre enfant

De la grossesse à la naissance, l'arrivée d'un bébé nécessite de nombreuses démarches et impacte sérieusement le budget familial. Pour rester serein, suivez le guide.

Dossier mis à jour le 20/09/2011

LES ÉTAPES-CLÉS

Au 3ème mois de grossesse : la déclaration

Comment déclarer votre grossesse ? À l'issue de l'examen confirmant votre grossesse, votre médecin vous remet un document en trois volets intitulé « Premier examen prénatal ». Vous devez adresser avant la fin de votre 3ème mois de grossesse :

  • le feuillet rose à votre caisse d'Assurance Maladie afin d'obtenir la prise en charge du suivi de votre grossesse et de votre accouchement ;

  • les deux feuillets bleus à votre Caisse d'Allocations Familiales (CAF).

  • Dès réception de votre déclaration de grossesse, votre caisse d'Assurance Maladie vous envoie :

  • un calendrier personnalisé de vos examens médicaux et de vos droits : il vous indique les dates de vos principaux examens médicaux, la période de prise en charge à 100 % de vos soins et les dates de votre congé maternité ;

  • un guide pratique « Ma Maternité » pour répondre à vos questions sur vos droits, vos démarches, le choix de la maternité ;

  • un aide-mémoire pour vous aider à préparer la prochaine consultation avec le médecin ou la sage-femme qui suit votre grossesse.


Au 7ème mois : une aide financière

Au 7ème mois : une aide financière

Préparer la chambre et l'équipement du bébé, l'achat d'une nouvelle voiture, l'emménagement dans un logement plus grand... Des dépenses sont à prévoir en plus d'une certaine réorganisation.

Pour vous aider, la CAF peut vous verser au 7ème mois de grossesse la « prime à la naissance » dans le cadre de la PAJE (Prestation d'Accueil du Jeune Enfant) si vos ressources ne dépassent pas certaines limites. En 2011, le montant de la prime à la naissance est de 903,07 euros.

 

Le congé maternité

Toute future mère salariée bénéficie de 16 semaines de congé maternité minimum (6 semaines avant la date présumée de l'accouchement et 10 semaines après). Cette durée est allongée en cas de naissance multiple ou si le ménage a déjà plusieurs enfants à charge.

Bon à savoir

La durée légale du congé maternité est fixée par le Code du travail. Si vous êtes salariée, consultez votre convention collective qui peut prévoir des dispositions plus favorables.

Rang de l'enfant à naître
Nombre d'enfants attendus
Congé prénatal (semaines)
Congé postnatal (semaines)
1 ou 2
1
 
6
 
10
3 ou plus
1
 
8
 
18
indifférent
2
 
12
 
22
indifférent
3 ou plus
 24
22

Vous pouvez demander à reporter une partie de votre congé prénatal (les 3 premières semaines maximum) sur votre congé postnatal. Pour cela, adressez une demande écrite à votre caisse d'Assurance Maladie accompagnée du certificat de votre médecin ou de votre sage-femme attestant que votre état de santé vous permet de prolonger votre activité avant la naissance.

Pendant le congé maternité, la Sécurité sociale vous verse des indemnités journalières. Selon la convention collective dont vous dépendez, votre employeur peut compléter cette somme à hauteur de votre salaire. Attention, si ce n'est pas le cas, vos revenus mensuels risquent de baisser  

 

Dès la naissance : différentes aides de la CAF

Dès la naissance : différentes aides de la CAF

Dans le cadre de la PAJE, vous pouvez percevoir dès la naissance de votre enfant :

  • une allocation mensuelle dite « de base » sous conditions de ressources (en 2011, 180,62 euros) ;

  • une aide pour financer la garde de votre enfant (assistante maternelle ou garde à domicile) : le complément de libre choix du mode de garde ;

  • un complément de revenus si vous arrêtez de travailler ou réduisez votre activité pour élever votre enfant : le complément de libre choix d'activité.

En savoir plus

Sur la prise en charge de votre grossesse dans le cadre de l'assurance maternité et sur les indemnités journalières, consultez le site de l'Assurance Maladie

Pour connaître toutes les prestations liées aux enfants, consultez le site de la Caisse d'Allocations Familiales

LA BANQUE À VOS COTÉS

Prêt personnel

Préparer la naissance : prêts personnels

Le congé maternité peut s'accompagner d'une baisse de revenus au moment même où les dépenses indispensables se multiplient (aménagement de la chambre, équipements pour le bébé, achat d'un véhicule, etc.). Pour faire face à ces dépenses, vous pouvez envisager de recourir à des prêts personnels.

Assurance

Assurance : une couverture complète pour lui et pour vous 

Avec l'arrivée du premier enfant, votre responsabilité s'étend : vous avez une famille à charge. Pour qu'un accident de la vie quotidienne ne vienne pas tout compliquer, votre conseiller peut vous proposer une assurance « Garantie des Accidents de la Vie ». Elle couvre les conséquences d'un accident de la vie (corporelles, médicales, préjudice subi...) que vos autres contrats ne prennent pas en charge.

Assurance décès

Une assurance décès pour son avenir

Un enfant a besoin de vous pendant de nombreuses années. Avec une assurance, son avenir est assuré quoiqu'il arrive. Si vous disparaissez accidentellement, un capital exonéré de droits de succession lui sera versé (selon les conditions disponibles dans la notice d'information de l'assurance en cause et sous réserve des exclusions de garantie).

Epargne

Une épargne pour votre enfant

Les besoins d'un enfant grandissent avec lui. C'est pourquoi il est astucieux de constituer une épargne au nom de votre enfant dès sa naissance.

Les livrets sont particulièrement adaptés aux plus jeunes. En en souscrivant un au nom de votre enfant, vous pouvez mettre de l'argent de côté pour lui, à votre rythme, placé sans risque. Avec cette épargne disponible à tout moment, votre enfant pourra s'offrir son premier vélo, une console de jeux... ou alimenter dès 12 ans son Livret Jeune.

  • Livret A : le taux est fixé par l'État mais, en contrepartie, les intérêts sont exonérés d'impôt ; vous pouvez y déposer jusqu'à 15 300 euros ;

  • Livret d'épargne réservé aux jeunes enfants : la rémunération, fixée par votre banque, est généralement un peu plus élevée que celle du livret A mais les intérêts sont fiscalisés.

Les livrets ouverts au nom de votre enfant mineur sont entièrement gérés par vous ; néanmoins, ils restent à part entière le patrimoine de votre enfant, vous ne pouvez donc pas en disposer librement. Pour en savoir plus, voir notre fiche Gérer l'argent de ses enfants mineurs.

Si vous souhaitez que l'épargne de votre enfant soit mieux rémunérée que sur des livrets, vous pouvez vous orienter vers des produits d'épargne à long terme.

Lexique

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