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OPA, OPE, OPRO...que faire ?

09/2009 - Pas toujours facile de s'y retrouver dans les opérations financières : petit guide des principales règles à connaître.

Les Offres publiques d'achat (OPA)

Quand une entreprise est cotée en Bourse, ses actionnaires historiques, ceux qui en détiennent le contrôle, peuvent décider de mettre à la disposition des investisseurs une part plus ou moins importante du capital.
Si moins de 50% du capital est disponible en Bourse, l’entreprise ne peut être rachetée sans l’accord des actionnaires historiques. Elle n’est pas « opéable ». En revanche, dès lors que plus de 50% du capital passe de main en main sur le marché, une OPA peut être lancée.

Une offre publique d’achat est une opération lancée par une autre société ou des investisseurs. 
Pour racheter l’entreprise désirée, l’initiateur de l’offre propose à tous les actionnaires de leur racheter leurs actions à un prix supérieur au dernier cours de Bourse. Il peut proposer une prime de 20%, 50% voire plus… c’est une offre publique d’achat. 

L’OPA peut être amicale ou hostile. En cas d’offre hostile, la société ciblée peut organiser une résistance. Une contre-OPA est alors lancée. La cible va se lancer à la recherche d’une société amie qui va accepter de se marier avec elle.  Elle va chercher son « chevalier banc ». Ce « chevalier » va  surenchérir sur le prix proposé par le raider pour inciter les actionnaires à se détourner de la première offre au profit de la sienne.
L’investisseur est libre d’apporter ou non ses titres à l’offre de l’un ou de l’autre. Il va généralement au plus offrant.

Les offres publiques d'échange (OPE) et les offres mixtes

Il arrive que le raider propose aux actionnaires de la société ciblée, non pas de les payer en cash, mais d’échanger leurs actions contre les siennes. Il paie en titres. On parle alors d’offre publique d’échange (OPE).
Les actionnaires de la société A, la cible, se retrouvent actionnaires de la société B (le raider). L’offre peut aussi être mixte. Le paiement est alors proposé en partie en titres et l’autre en cash.
Comme pour l’OPA, l’investisseur est libre d’accepter ou non les conditions de l’OPE ou de l’OPM.

Les offres publiques de retrait obligatoire (OPRO)

La chute des cours depuis deux ans invite certains groupes à s’interroger sur l’opportunité de rester cotés en Bourse. Certains envisagent de proposer à leurs actionnaires de leur racheter leurs titres et ainsi sortir de la Bourse.
Le fonctionnement d’une offre publique de retrait (OPR) est similaire à celui d’une OPA. La différence réside dans le fait que ce sont les actionnaires majoritaires de la société qui rachètent les actions réparties dans le public. Comme dans une OPA, ils doivent proposer une prime aux actionnaires par rapport au dernier cours coté.
Si l’initiateur de l’offre réussit à racheter plus de 95% des actions composant le capital de la société, il est en droit de lancer une offre publique de retrait obligatoire (OPRO) sur les 5% restant. C’est l’offre de la dernière chance pour les actionnaires retardataires ou les récalcitrants.
A l’issue de cette offre, les titres sont définitivement radiés de la cote. Les OPRO sont très courantes après une OPA réussie.

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