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Votre projet est-il ...
Trouver des financements
Financer correctement votre projet : c'est la condition sine qua non de sa réussite.
Un local, du matériel de bureau et informatique, un premier stock, des machines, voire des salaires… Dans la majorité des cas, pour lancer votre entreprise, vous aurez besoin d'un capital de départ, même réduit (vous pouvez aussi créer votre SARL avec 1 euro seulement. Voir notre éclairage sur le sujet)
Pour trouver le financement de votre entreprise qui lui correspond, trois étapes : estimer vos besoins, faire le point sur vos ressources actuelles et trouver le mode de financement qui vous permettra de réunir les capitaux manquants.
Pour calculer de combien vous allez avoir besoin pour le démarrage et l'exploitation de votre entreprise, recensez
tous les besoins, matériels et immatériels auxquels vous devrez répondre.
N'hésitez
pas à faire un tableau, une liste, que vous remplirez au fur et à mesure de l'avancement de votre projet. Vous
prendrez sûrement conscience de certains besoins au bout de quelques temps…
Vous pouvez cependant
vous appuyer au départ sur cette liste des besoins durables de financement de votre entreprise :
- Les frais de création et d’installation (conseil juridique et fiscal, conseil en matière de brevet, frais de constitution de l'entreprise, publicité…)
- Les investissements et équipements (achat d'un local, frais d’installation, acquisition de matériels…)
- Les dépôts et cautionnements à verser
- Les besoins en fonds de roulement (BFR)
Le montant évalué de vos besoins
doit être à minima couvert par des ressources durables : les fonds propres (apports personnels, apports de vos
associés, primes ou subventions d’investissements) et si nécessaire des emprunts auprès des banques,
à moyen ou long terme.
Seconde étape : rassembler vos ressources personnelles et vous poser la question des ressources de votre entourage.
Votre épargne personnelle
Un entrepreneur qui ne met pas
un sous dans sa propre affaire : cela éveille les soupçons…. Pour avoir une chance d'obtenir des financements
auprès d'organismes bancaires par exemple, vous devez un minimum vous engager matériellement dans votre entreprise.
On considère que l'apport minimum qui permettra de débloquer un crédit se situe entre 20 et 30% du total.
Donc, sans pour autant vous mettre dans l'embarras, il vaut mieux avoir recours à vos ressources, soit votre
épargne, pour vous constituer un premier pécule.
Ainsi, selon l'épargne que vous avez accumulée,
vous pouvez :
- débloquer votre épargne logement pour financer votre local commercial ou professionnel. Attention cependant : ce local devra aussi comporter votre habitation principale.
- vendre une partie des titres de votre Plan d’Epargne en Actions (PEA) et utiliser cette somme pour financer votre entreprise.
Vos amis et vos proches
Faire appel à l'épargne de vos proches n'est pas
chose facile. Il doit s'agir d'une décision mûrement réfléchie. En effet, si les bons comptes font
les bons amis, l'argent perdu dans l'entreprise de l'autre peut entraîner brouilles et rancoeurs.
Si vous
optez pour cette solution, évitez d'emprunter des sommes trop importantes que vous aurez du mal à rembourser,
même à moyen terme, en cas de pépin.
Et si vos amis et vos proches croient dur comme fer à
la réussite de votre entreprise, proposez-leur plutôt de souscrire au capital de votre entreprise. Ils pourront
ainsi toucher leur part de bénéfice.
Par ailleurs, si votre PME est soumise à l'IS (et ne
se limite pas à la gestion de son propre patrimoine mobilier ou immobilier), ils pourront en profiter pour réduire
leur ISF s’ils y sont assujettis. C’est devenu un argument fort de la nouvelle politique fiscale de l’Etat.
N’hésitez donc pas à en parler autour de vous. Les personnes payant l’ISF seront sans doute intéressées
(voir notre éclairage réduire
votre ISF).
Le conseil de votre banquier
En cas de prêt
de la part d’un proche, évitez le « main à la main ». Rédigez un contrat de prêt
et faites-le enregistrer auprès du centre des impôts.
Troisième étape : trouver le mode de financement adéquat pour réunir les capitaux manquant
pour la création de votre entreprise.
Les solutions des banques
Dans
un projet de création d’entreprise, votre banquier sera un partenaire important. Il doit être séduit
et convaincu par votre démarche…
Pour compléter votre investissement personnel, votre banquier
pourra vous proposer plusieurs types de solutions de
financement de votre entreprise :
- Les prêts à moyen et long terme
Vous avez besoin d'acquérir un fond de commerce, des équipements… Autant de besoins qui s'inscrivent dans une durée de moyen ou long terme. La solution ? Le crédit à moyen et long terme.
A savoir : les banques ne financent en général que 70% des investissements physiques, du fonds de commerce et dans certains cas du besoin en fonds de roulement avec ce type de prêts. - Le prêt à la création
d'entreprise (PCE)
Votre programme de financement est d'un montant inférieur à 45 000 € ? Votre banquier peut aussi vous proposer un financement via un PCE. Ce dernier est accordé par OSEO. D'un montant de 2 000 à 7 000 €, il ne nécessite ni garantie, ni caution personnelle.
Seule condition : obtenir un crédit à moyen ou long terme de 4 000 € minimum pour le financement de votre entreprise.
Ainsi, pour obtenir votre PCE, votre interlocuteur sera votre banquier. - Les dispositifs de cautionnement : les banques ne prêtent pas sans garanties. Si celles-ci sont jugées insuffisantes, vous pouvez vous adresser à des fonds de garantie ou sociétés de caution mutuelle. Les Fonds de garantie peuvent être nationaux, régionaux ou locaux et concerner particulièrement la création d'entreprise comme OSEO.
- Le crédit-bail : le financement de votre entreprise peut aussi se faire à
l'aide d'un crédit-bail, ou leasing.
Le principe du leasing ? Vous louez le bien (mobilier ou immobilier) pendant un certain temps et vous pouvez ensuite l’acquérir à un prix fixé par avance qui tient compte des loyers versés.
Le principal avantage du crédit-bail réside dans le fait que le montant de votre "loyer" n'est pas inscrit au bilan de votre entreprise. Fiscalement, vous allez pouvoir déduire des charges de votre résultat et amoindrir d’autant votre chèque aux impôts à la fin de l’année.
Attention tout de même : le leasing coûte intrinsèquement plus cher que l'achat…
Plus d'infos sur http://www.leasing.lcl.fr
Convaincre
votre banquier
Comme le dentiste, le banquier fait parfois peur… A tort ! Avec un projet viable,
un business plan complet, une connaissance du marché et de votre projet, vous avez toutes les chances de le convaincre.
Présentez-vous en rendez-vous avec votre business plan. Vous devez le connaître sur le bout des doigts.
Préparez un discours concis et clair de présentation de votre projet d'entreprise. Pensez aussi à vous
présenter en quelques mots : expérience, motivation… Mais attention à ne pas trop en faire tout
de même ! Vous devez rester objectif.
Par ailleurs, votre banquier vous demandera très certainement
quelles sont les garanties que vous pouvez proposer. Pour ne pas sécher, listez auparavant vos biens, qui pourront
servir de garantie.
Et si vous n'avez pas ou peu de patrimoine, n'hésitez pas à faire appel aux dispositifs
de cautionnement. Vous pouvez vous adresser à des fonds de garantie ou sociétés de caution mutuelle.
Ils peuvent être nationaux, régionaux ou locaux et concerner particulièrement la création d'entreprise
comme OSEO.
Pour vous aider, téléchargez
le dossier de création d'entreprise de l'APCE, ou faites-en la demande à votre conseiller LCL.
Retrouvez aussi les solutions investissement pro de LCL : le prêt à la création d'entreprise LCL, le
prêt moyen terme Express LCL, et les solutions de crédit-bail Lease Auto, Lixxbail mobilier et Lixxbail immobilier.
| Le conseil de votre banquier Pour bien vendre votre projet, préparez un bon dossier, complet, précis, concis, clair, soigné et vendeur. Entraînez-vous à la négociation et à la présentation orale de votre projet. |
| Le mot de votre banquier La SIAGI (Société Interprofessionnelle de caution mutuelle) garantit certains prêts sollicités par LCL pour ses clients professionnels, dans des proportions variables selon les investisseurs. |
Le
prêt d'honneur
Votre apport personnel est faible, et vous craignez de vous voir refuser un prêt
par votre banquier ? Le prêt d'honneur peut vous aider.
Il s'agit d'un prêt personnel sans garantie,
généralement accordé à taux réduit, voire à taux zéro, par des organismes
d'aide à la création d'entreprise tels France réseau
initiative, Réseau entreprendre, l'Association pour le droit à l’initiative économique, France Active.
Ce prêt vous permettra d'augmenter votre capital en fonds propre, et d'engendrer
un effet de levier auprès des banques pour l'octroi d'un crédit.
Concrètement, le prêt d'honneur
est généralement compris entre 3.000 et 15.000 €, sur une durée comprise entre 2 et 5 ans.
Les aides publiques et privées
Les aides et subventions à
la création d'entreprise ne manquent pas en France: on en dénombre 4.500 au bas mot. Alors pourquoi vous en
priver ?
Mis en place à l’initiative de l’Etat ou des collectivités locales, les dispositifs
publics d’aide à la création d’entreprise peuvent prendre différentes formes :
- aides financières
- allègements fiscaux
- exonérations de charges sociales (voir éclairage : créer son entreprise en étant au chômage)
- conseils
- mise à disposition de locaux…
Il existe aussi des aides à la création d'entreprise privées, dispensées
par des associations, fondations, clubs, grandes entreprises… Certaines s’adressent à un large public,
d’autres ne concernent que certains types de projets bien déterminés ou sont soumises à des conditions.
(voir les concours à ne pas rater)
Où s'adresser ?
La porte d'entrée
la plus simple reste votre de Chambre de Commerce locale. Elle saura vous guider vers les organismes et les aides auxquelles
vous pouvez prétendre.
En effet, les organismes d'aide à la création d'entreprise qui peuvent vous
aider sont nombreux :: Chambre de Commerce et d’Industrie, Chambre des Métiers, ANPE, ADIE, Comités d’expansion
économique départementaux, plates-formes d’initiative locale, experts-comptables, avocats, notaires…
Dispositifs publics d’aide à la création d’entreprise
Mis en place à
l’initiative de l’Etat ou des collectivités locales, ils peuvent prendre différentes formes :
- aides financières ;
- allègements fiscaux ;
- exonérations de charges sociales ;
- conseils ;
- mise à disposition de locaux…
Les initiatives privées visant à
soutenir les créateurs d’entreprises
Ces aides sont dispensées par des associations, fondations,
clubs, grandes entreprises… Certaines s’adressent à un large public, d’autres ne concernent que
certains types de projets bien déterminés ou sont soumises à des conditions restrictives.
Où
s’adresser ? Selon votre projet : Chambre de Commerce et d’Industrie, Chambre des Métiers, ANPE, ADIE,
Comités d’expansion économique départementaux, plate-formes d’initiative locale, experts-comptables,
avocats, notaires…

