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Dico Gestion Collective

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La grande famille des OPCVM

Entre les Sicav, les FCP et les FCPI, les épargnants sont souvent perdus. Tour d'horizon des différentes formules.

Un OPCVM, qu'est-ce que c'est ?

OPCVM
Les Organismes de Placement Collectif en Valeurs Mobilières ou OPCVM regroupent l’ensemble des fonds d’investissement qui permettent aux épargnants de placer leur argent sur un produit diversifié, commun à d’autres investisseurs.
Les OPCVM prennent essentiellement deux formes :
  • les Sociétés d’investissement à capital variable (Sicav) et

  • les Fonds Communs de Placement (FCP).


Ce sont, en quelque sorte, de gros portefeuilles gérés par un professionnel et fragmentés en parts (ou actions) représentant chacune une fraction de ce portefeuille. La valeur de chaque part du fonds est déterminée par sa valeur liquidative.

Elle correspond au prix de votre part, à « sa valeur sur le marché ».

Plus le fonds se valorise en enregistrant des performances positives, plus la valeur liquidative de la part augmente et inversement.

Il existe des milliers d’OPCVM à travers le monde. Certains garantissent un rendement faible mais une sécurité élevée. Il s’agit essentiellement des fonds monétaires.

D’autres permettent d’envisager des gains très élevés en contrepartie d’une prise de risque proportionnelle. Ce sont généralement les fonds investis en actions ou en produits spéculatifs.

Les Sicav

Sicav
Contrairement à une idée reçue, les Sicav (Société d’investissement à capital variable) ne sont pas des produits sans risque. Une Sicav est une société dédiée à l’investissement qui fait partie de la famille des OPCVM.
Il existe une grande diversité de Sicav. Certaines sont totalement investies sur le marché monétaire. Ce sont les fameuses Sicav monétaires, présentant des risques limités et qui sont largement connues des épargnants. Fort de ce succès, beaucoup d’épargnants pensent qu’une Sicav est un produit peu risqué. Cela est vrai pour les Sicav monétaires, mais pas pour toutes les Sicav.

Il existe en effet des Sicav investies en obligations. Ce sont les Sicav obligataires. Une Sicav obligataire est un fonds d’investissement qui achète plusieurs dizaines d’obligations différentes afin de répartir le risque.
Selon la nature des obligations mises en portefeuille, le rendement et le risque sont plus ou moins élevés.
Le principe est le même avec une Sicav actions : c’est un fonds investi pour la plupart en actions de sociétés cotées en bourse. Certaines Sicav peuvent également investir pour tout ou partie dans des sociétés non cotées.
La valeur d’une Sicav varie au gré des battements du cœur de la Bourse.
Il ne faut pas oublier que lorsque l’on achète une obligation, on achète une créance sur une entreprise, un Etat ou une collectivité. « Obligation » n’est pas synonyme de « zéro risque ». Si l’entreprise fait faillite, les porteurs d’obligations peuvent perdre leur mise.
Par ailleurs, comme une action, une obligation voit sa valeur évoluer dans le temps. Elle peut s’apprécier comme elle peut se déprécier.

Les FCP

FCP
C’est le « cousin » de la Sicav. Pour l’épargnant, la différence entre une Sicav et un FCP (Fonds Communs de Placement) est peu importante.
Dans le premier cas, il est actionnaire de la Sicav. Dans le cas du FCP, les porteurs de parts sont considérés comme des copropriétaires.
La différence est donc purement juridique mais n’a aucun impact sur les performances de gestion de l’un ou de l’autre.
Vous pouvez acheter des FCP monétaires, d’autres en obligations ou en actions, avec des particularités géographiques ou sectorielles (contrairement aux Sicav, plus généraliste).
Comme pour les Sicav, les FCP voient leur valeur liquidative évoluer au gré des variations des marchés sur lesquels ils sont investis.

Les FCPI

FCPI
Les Fonds Communs de Placement pour l’Innovation (FCPI) entrent dans la catégorie des produits financiers dits à risque. C’est un sous-ensemble des Fonds Communs de Placement à Risque (FCPR) dont l’actif doit être composé au moins pour moitié d’actions de sociétés non cotées.

Très répandus dans le public, les FCPI sont des fonds d’investissement qui investissent essentiellement dans des sociétés innovantes. Ils ont l’obligation d’investir au moins 60 % de leur actif dans des PME non cotées sur un marché réglementé. Ces sociétés doivent être considérées comme « innovantes », soit parce qu’elles ont reçu le label Oséo soit parce qu’elles consacrent en moyenne sur trois ans plus du tiers de leur chiffre d’affaires à des dépenses de recherche et de développement.
Le FCPI est un véhicule financier qui contribue au financement de sociétés en plein développement ou des sociétés innovantes.

Les entreprises sélectionnées par le fonds étant souvent relativement jeunes, le taux de défaillance d’entreprises est plus élevé que pour les entreprises cotées en Bourse, ayant un historique déjà important. L’épargnant accepte donc de porter le risque inhérent à ce type d’investissement.

En contrepartie de ce risque, l’Etat a décidé d’accorder un avantage fiscal aux souscripteurs de parts. Dès que vous achetez une part d’un FCPI, vous bénéficiez d’une réduction d’impôt.
Elle est égale à 25 % des sommes versées, frais de souscription compris.
Ces sommes sont retenues chaque année dans la limite de 12.000 € pour une personne seule et de 24.000 € pour un couple marié ou pacsé. La réduction d’impôt maximale s’élève donc de 3.000 € à 6.000 € selon votre situation familiale.
Vous devez conserver vos parts pendant au moins cinq ans à compter de leur souscription. A défaut, la réduction d’impôt dont vous avez profité sera remise en cause.

A savoir

Les FCPI ne sont pas des produits destinés à une épargne liquide. Vous devez conserver les parts au moins cinq ans et les ventes de parts ne sont parfois possibles que 2 fois dans l’année pour certains produits

Les FIP

FIP
Les Fonds d’Investissement de Proximité ont été créés pour favoriser l’investissement dans des entreprises régionales ou proches géographiquement.
Les FIP doivent investir au moins 60 % de leur actif dans des PME, non cotées sur un marché réglementé, situées dans une même zone géographique comprenant quatre régions limitrophes.
Ce sont des fonds investis en « valeurs régionales ».
Comme pour les FCPI, la souscription de parts de FIP donne droit à une réduction d’impôt.

Attention

Même si d’un point de vue fiscal, il suffit de conserver ses parts pendant 5 ans pour bénéficier de la réduction d’impôt, la plupart des FCPI et FIP prévoit une durée minimale de blocage des fonds plus longue, de 8 ans à 10 ans. Il est généralement difficile pour le souscripteur de vendre ses parts avant 8 ans.
Le mot du banquier LCL

Le mot du banquier LCL

S’agissant de placements à risque, il est recommandé de ne souscrire des parts de FCPI et/ou de FIP que si vous disposez par ailleurs d’un portefeuille d’actifs financiers suffisamment diversifié.
Compte tenu de leur profil de risque, les FIP et FCPI ne doivent pas représenter le cœur de votre portefeuille.

Distribution et capitalisation

FIP en Corse
Sicav ou FCP, les investissements réalisés par le fonds procurent des revenus, appelés dividendes pour les fonds investis en actions, et coupons pour les fonds investis en obligations.
En tant que propriétaire d’une partie du fonds, vous avez droit à une portion de ces revenus, au prorata de votre participation.

Certains fonds optent pour la redistribution régulière des revenus qu’ils encaissent. On parle de fonds de Distribution.
D’autres fonds préfèrent réinvestir automatiquement ces dividendes et coupons dans le fonds, ce qui augmente la valeur de chaque part. Ce sont les fonds de Capitalisation.

Pour l’épargnant, le choix entre l’un ou l’autre doit être réalisé selon ses besoins. Si vous cherchez à constituer un capital, vous pouvez opter pour les OPCVM de capitalisation. Si vous souhaitez bénéficier de revenus réguliers, par exemple en complément de votre retraite, il est préférable de choisir des Sicav et FCP de distribution.

Dossier publié le 25/01/2011

Avertissement : Les informations fournies par LCL proviennent de sources dignes de foi mais ne sauraient entraîner sa responsabilité en cas d'inexactitude. 

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