Je suis expatrié
Expatrié : le calcul de votre retraite dépend de la durée de la mission et du pays où vous êtes expatrié. Toutes les infos et détails pour calculer votre retraite.
Dossier mis à jour le 11/04/2012
MUTATION

Si vous êtes muté à l'étranger pour une durée limitée par une entreprise dont le siège est situé en France et si vous êtes maintenu dans le régime français de Sécurité sociale, votre activité est prise en compte au même titre qu’une activité salariée en France (on parle alors de détachement).
La durée du maintien dans le système de protection sociale français varie selon le pays où vous êtes détaché. S’il s’agit d’un pays de l’Union européenne, la durée du maintien est de 24 mois. S'il s'agit d'un pays de l'Espace économique européen (EEE) ou de la Suisse, la durée du maintien dans le système de protection sociale français est d'un an, renouvelable une fois.
Dans le cas des pays ayant conclu avec la France une convention bilatérale de sécurité
sociale, la durée est celle prévue par ce texte.
Pour le savoir, consultez le Centre des liaisons européennes et internationales de sécurité sociale.
MISSION DE LONGUE DURÉE
Si vous êtes employé pour une mission de longue durée à l'étranger, vous êtes un salarié expatrié, que votre entreprise soit française ou étrangère.
Si vous êtes dans un pays de l'Union européenne, en Norvège, en Islande, au Lichtenstein ou en Suisse, les trimestres d'activité seront pris en compte pour déterminer le taux de calcul de votre retraite de base en France.
Si vous êtes dans un pays signataire d'un accord de sécurité sociale avec la France, votre activité à l'étranger sera prise en compte pour votre retraite en France en fonction des conditions prévues par l'accord.
Le contenu de ces conventions pouvant varier selon les pays, il faut vous renseigner auprès de :
La retraite
complémentaire pour les salariés expatriés n’est pas obligatoire.
Le prolongement
de la retraite complémentaire française (AGIRC-ARRCO) est à souscrire auprès des caisses de retraite
des expatriés CRE – IRCAFEX (Groupe Novalis Taitbout).
Pour en savoir plus, rendez vous sur le site de l'ARRCO, Retraite complémentaire des salariés, et sur le site du Groupe Novalis Taitbout, organisme de protection sociale, retraite, prévoyance et santé pour l'Ircafex.
BON A SAVOIR
Les commerçants, artisans et professions libérales français exerçant à l'étranger ont également la possibilité de souscrire une assurance volontaire pour le risque vieillesse auprès des régimes de retraite des travailleurs indépendants (RSI).
Si vous
travaillez pour une entreprise qui ne veut pas affilier son personnel expatrié à des caisses
de retraite Arrco et Agirc, vous pouvez cotiser individuellement quel que soit le pays.
Conditions à
remplir :
avoir cotisé auprès du régime Arrco et/ou Agirc auparavant.
cotiser à l'assurance vieillesse de la Caisse des Français de l'étranger (CFE).
La protection souscrite auprès de la CFE ne vous dispense pas de l'affiliation au régime de sécurité sociale local. Vous pouvez aussi cotiser à l'assurance-chômage.

Attention : Si vous travaillez dans un pays qui n'a pas signé d'accord de sécurité sociale avec la France, votre caisse française calculera votre retraite sans tenir compte de votre carrière à l'étranger. Ce sont autant de trimestres perdus pour le calcul de votre pension.
Exception
: Vos périodes de travail à l'étranger antérieures au 1er avril 1983 seront prises en
compte.
Si vous avez été salarié à l'étranger après le 1er avril 1983, il
faut avoir souscrit à l’assurance volontaire vieillesse auprès de la Caisse de Français de l'étranger
(CFE) si vous voulez percevoir une retraite française. Sinon, il vous faut racheter les trimestres correspondants.
Avertissement : Les informations fournies par LCL proviennent de sources dignes de foi mais ne sauraient entraîner sa responsabilité en cas d'inexactitude.













