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Résultats annuels 2010 Crédit Agricole S.A.

Crédit Agricole S.A. : une très bonne dynamique commerciale au service des clients et du financement de l'économie. Pas de recours à une augmentation de capital en vue de Bâle III.

Publié le 24/02/2011

Banque de proximité en france - LCL Le Crédit Lyonnais

 

Durant toute l’année 2010, LCL a, par ailleurs, confirmé son rôle dans le soutien de l’économie nationale, les encours de crédits progressant de 7,4 % par rapport à fin 2009 pour atteindre 82,1 milliards d’euros. Cette évolution est en lien avec le niveau de production qui est le plus élevé de ces 5 dernières années, tiré par la production de crédits immobiliers qui rejoint le niveau historique de 2006. Sur le marché des entreprises et professionnels, LCL a dépassé son engagement auprès de la clientèle des TPE/PME avec une forte production de crédits d’investissements.

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Exercice 2010

Résultat net LCL : 671 millions d'euros (+ 16,8 %)

4e trimestre 2010 Résultat net LCL : 188 millions d'euros (+ 32,5 % / T4-09)

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LCL

L’année est également marquée par le maintien d’un rythme de collecte élevé (+ 4,6 % sur un an). Les encours de collecte hors valeurs mobilières progressent de manière significative et permanente tout au long de l’année. Cette dynamique est soutenue par la hausse des encours de dépôts à vue (+ 10,3 %) accompagnée par la croissance de l’assurance vie qui se poursuit (+ 9,1 %) et dans une moindre mesure par la croissance des encours d’épargne de bilan qui redevient positive à 4,1 %.

 

LCL confirmé sa capacité à réaliser de bons résultats commerciaux et financiers

 

Dans ce contexte, le produit net bancaire de l’année 2010 s’inscrit en hausse de 2,5 % par rapport à l’année 2009 à 3,9 milliards d’euros, dont un milliard réalisé au seul quatrième trimestre. Cette progression des revenus s’appuie sur une croissance des marges d’intérêts (+ 3,6 %) couplée à celle des commissions (+ 1,1 %). La marge d’intérêt est favorablement impactée par la croissance des encours de crédit et la poursuite de la collecte. Parallèlement, la production de dossiers de crédit immobilier et la dynamique de l’activité entreprise expliquent l’évolution positive des commissions.

Les charges d’exploitation sont bien maîtrisées et atteignent 2,6 milliards d’euros. La hausse est limitée à 0,9 % par rapport à l’année 2009. Ces évolutions se traduisent par une amélioration de 1 point du coefficient d’exploitation, celui-ci atteignant 65,3 %.

Le résultat brut d’exploitation ressort à 1,4 milliard d’euros sur l’année 2010, en hausse de 5,5 % par rapport à l’année 2009. Sur le seul quatrième trimestre, il s’établit à 375 millions d’euros, en hausse de 6,6 % par rapport au même trimestre de 2009.

Le coût du risque est en recul à la fois sur l’année (- 17,4 %) et sur le trimestre (- 34,8 %). Alors que les engagements s’inscrivent en nette hausse depuis le début de l’année, le poids relatif du coût du risque sur les encours moyens s’établit à 43 points de base au quatrième trimestre.

Tout au long de l’année, le taux de créances douteuses et litigieuses a baissé pour atteindre 2,62 % à fin décembre 2010 (2,90 % à fin 2009), le taux de couverture atteignant 73,5 % y compris dépréciations collectives (70,8 % en 2009).

La baisse du coût du risque associée aux bonnes performances opérationnelles permet au résultat d’exploitation de progresser de 17,1 % sur l’année et de 33,6 % trimestre sur trimestre.
Au total, le résultat net part du Groupe s’établit à 671 millions d’euros, en hausse de 16,8 % sur l’année 2010. Sur le trimestre, il atteint 188 millions d’euros, en progression de 32,5 % par rapport à la période comparable de 2009.

 

Contribution de LCL aux résultats de Crédit Agricole S.A. (part du Groupe)

 (en millions d'euros) T4-10 Variation T4/T4 2010 Variation
2010/2009
 Produit net bancaire 1 023 + 1,1 % 3 945 + 2,5 %
 Charges d’exploitation (648) (1,9 %) (2 575) + 0,9 %
 Résultat brut d’exploitation 375 + 6,6 % 1 370 + 5,5 %
 Coût du risque (90) (34,8 %) (359) (17,4 %)
 Résultat d’exploitation 285 + 33,6 % 1 011 + 17,1 %
 Résultat net part du Groupe 188 + 32,5 % 671 + 16,8 %

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Crédit Agricole S.A.

 

Le Conseil d’administration de Crédit Agricole S.A., réuni sous la présidence de Jean-Marie Sander le 23 février 2011, a arrêté les comptes de l’exercice 2010 et a entériné les modalités de certains nouveaux traitements prudentiels relatifs aux fonds propres qui avaient été préalablement soumises à l’Autorité de contrôle prudentiel.

Le président de Crédit Agricole S.A., Jean-Marie Sander et le Directeur général, Jean-Paul Chifflet, ont salué le fait que ces traitements prudentiels confirment la solidité intrinsèque de la structure financière du Groupe.

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Groupe Crédit Agricole*

Exercice 2010 Résultat net part du Groupe : 3,6 milliards d'euros (+ 31,5 %) 
4e trimestre 2010 Résultat net part du Groupe : (328 millions d'euros)

* Crédit Agricole S.A. et Caisses régionales à 100 %

Présentant les résultats de Crédit Agricole S.A., Jean-Paul Chifflet a noté que l’année 2010 a été marquée par un environnement empreint d’incertitudes sur la reprise économique, la solvabilité de certains Etats européens et par la réforme en cours de la réglementation prudentielle des établissements bancaires.

Les résultats 2010 de Crédit Agricole S.A. sont le reflet d’une bonne dynamique commerciale, en particulier dans la banque de proximité en France, de la poursuite de la rationalisation des filiales métiers au service des réseaux et de la tendance baissière du coût du risque.

Ainsi, la croissance du produit net bancaire de 7,8 % à périmètre et change constants, s’explique par le dynamisme commercial de tous les métiers, y compris la banque de proximité à l’international et la banque de financement et d’investissement. Cette performance a été obtenue tout en poursuivant la politique de maîtrise des charges (+ 3,9 %) qui tiennent compte de celles liées à des projets importants, porteurs de futurs gains, comme le projet Evergreen, le projet NICE, le centre informatique de Chartres. Cette performance est aussi le résultat de la restructuration des métiers, avec la fusion Sofinco/Finaref, celle de Crédit Agricole Leasing et d’Eurofactor, la création réussie d’Amundi, la montée en puissance de Crédit Agricole Assurances.

Au total, le résultat brut d’exploitation progresse de 16,1 % à périmètre constant, évolution témoignant de la solidité du développement organique du Groupe, que confirme la forte hausse (+16,4 %) de la quote-part des résultats mis en équivalence des Caisses régionales.

La baisse significative du coût du risque (-19,4 %) est une autre caractéristique de 2010. Cette baisse a été régulière, trimestre après trimestre. Tous les métiers y ont contribué : fortement pour la Banque de financement et d’investissement, de manière plus mesurée pour les réseaux (LCL, Banque de proximité à l’international) et pour le crédit à la consommation.

Les comptes 2010 ont, par ailleurs, enregistré les impacts d’éléments très significatifs mais de nature non récurrente : d’une part, les conséquences de la cession d’une partie de la participation dans Intesa Sanpaolo (moins-value de 171 millions d’euros) et de la déconsolidation du solde liée au renoncement à l’influence notable
(impact négatif de 1,24 milliard d’euros), d’autre part une dépréciation de l’écart d’acquisition sur Emporiki (-418 millions d’euros) et l’enregistrement de l’ « exit tax » dans l’assurance–vie (pour un montant net positif supérieur à 400 millions d’euros).

 

De nouveaux traitements prudentiels relatifs aux fonds propres

 

Le Conseil d’Administration a, par ailleurs, entériné de nouvelles modalités de calculs des ratios prudentiels conformes à la réglementation. Ainsi :

 

  • les établissements coopératifs et mutualistes étant désormais soumis à de nouvelles modalités de traitement des participations intra-groupe détenues à travers des titres cotés et non cotés, les participations que détient Crédit Agricole S.A. dans les Caisses régionales ne sont plus déduites à 50 % du Tier 1 et à 50 % du Tier 2, mais ajoutées au total des emplois pondérés après application d’une pondération. Ces nouvelles modalités sont effectives à partir du 31 décembre 2010 et les ratios prudentiels à cette date sont calculés sur cette base. L’impact de ce changement de méthode est de l’ordre de -120 points de base pour le Core Tier 1, de l’ordre de + 40 points de base pour le Tier 1 et d’environ + 200 points de base pour le ratio global.

 

  • dans le cadre des nouvelles exigences « Bâle III », certains instruments, comme l’avance d’actionnaires ou les titres très subordonnés (T3CJ), ne seront plus admis dans le calcul du Common Equity Tier 1 (nouvelle dénomination du Core Tier 1). Parmi les solutions envisagées pour s’y substituer, l’Autorité de contrôle prudentiel a approuvé le principe d’une opération intra-groupe, baptisée « Garanties Switch », visant, via une garantie apportée par chacune des Caisses régionales, à transférer le risque de baisse de valeur de mise en équivalence des titres de participation détenus par Crédit Agricole S.A. dans les Caisses régionales à celles-ci. L’exigence en fonds propres requise chez Crédit Agricole S.A. pour la détention de ces titres sera ainsi transférée vers les garants, les Caisses régionales, parallèlement au transfert du risque opéré au travers de la garantie Switch. Un mécanisme équivalent sera également mis en place autour du Switch Assurances qui garantira tout ou partie du risque de baisse de la valeur de mise en équivalence de Crédit Agricole Assurances.


Cette solution, non dilutive, qui ne modifie pas la situation de solvabilité du groupe Crédit Agricole mais qui utilise la flexibilité interne au Groupe, sera mise en place d’ici la fin de l’année 2011 et permettra à Crédit Agricole S.A. de respecter les exigences de Bâle III sans recourir à une augmentation de capital.

Le Conseil d’administration proposera à l’Assemblée générale du 18 mai 2011 un dividende de 0,45 euro par action. Deux options sont offertes aux actionnaires pour le paiement du dividende :

  • Soit le paiement en numéraire,

  • Soit le paiement intégral en actions.


L’actionnaire majoritaire de Crédit Agricole S.A., SAS Rue la Boétie, a indiqué au cours du Conseil qu’il accueillait très favorablement l’option du paiement en actions nouvelles et qu’il y souscrirait, sous réserve d’un vote positif lors de la prochaine Assemblée générale.

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