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Résultats annuels 2011 Groupe Crédit Agricole et LCL

Une bonne activité du groupe Crédit Agricole en 2011 dans un environnement dégradé.

Publié le 23/02/2012

Groupe Crédit Agricole


Le résultat net part du groupe  du groupe Crédit Agricole a atteint 812 millions d’euros en 2011. Il reflète une solide résistance de ses performances opérationnelles qui lui ont permis d’absorber les coûts liés à la Grèce, les coûts  du plan d’adaptation mis en place à l’automne 2011 et les dépréciations des écarts d’acquisition annoncées le 14 décembre 2011.

L’activité du groupe Crédit Agricole en 2011 s’est déroulée dans un environnement macroéconomique fortement dégradé au deuxième semestre marqué par le ralentissement des économies européennes, des dégradations des notations des Etats européens, une problématique grecque particulièrement lourde et des marchés financiers sous tension. Un contexte marqué également par une accélération de la mise en œuvre des règles de Bâle 3 et par des exigences plus fortes en termes de niveau de ratio.

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Groupe Crédit Agricole*

Exercice 2011
Résultat net part du Groupe : 812 millions d'euros

* Crédit Agricole S.A. et Caisses régionales à 100 %

Contacts Presse

Olivier TASSAIN
Tél : 01.42.95.54.77
Fax : 01.42.95.50.49
 
Brigitte NEIGE
Tél : 01.42.95.39.97
Fax : 01 42 95 50 49
 
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LCL

Dans cet environnement, le Groupe, premier financeur de l’économie française, a démontré son dynamisme pour soutenir l’économie en produisant 96 milliards d’euros de nouveaux crédits par ses banques de proximité, les Caisses régionales et LCL, a souligné Jean-Marie Sander, président de Crédit Agricole S.A.

Ce dynamisme s’est traduit dans tous les métiers du Groupe (à l’exception d’Emporiki) et le produit net bancaire a dépassé 35 milliards d’euros en hausse de 2,7 % sur un an. Les Caisses régionales, entre autres, ont continué à accompagner tous les segments de clientèle tant en matière de crédits, avec des encours de crédits à l’habitat progressant de 5,7 % qu’en matière de concours aux entreprises, en hausse de 4,2 % sur l’année. Elles ont en outre poursuivi le développement de leur collecte épargne au bilan (+ 6,8 %).

Après des charges en hausse de 3,7 %, chiffre intégrant les investissements réalisés au titre du projet Nice, système d’information unique pour l’ensemble des Caisses régionales, le résultat brut d’exploitation atteint 13,5 milliards d’euros en hausse de 1,1 % par rapport à 2010.

La hausse du coût du risque (+ 29,2 %) reflète essentiellement la prise en compte de la dépréciation de 74 % en moyenne des titres de l’Etat grec.

Les dépréciations des écarts d’acquisition ainsi que les dépréciations de valeur de certaines participations mises en équivalence expliquent la forte réduction du résultat avant impôt (- 40 %) et du résultat net.

En termes de solvabilité, le ratio EBA du groupe Crédit Agricole s’établit à 9,6 %. Le ratio Core Tier 1 hors floor s’établit quant à lui à 10,2% en baisse de 20 points par rapport au 30 septembre 2011 en raison notamment du passage à la CRD 3. Avec application du floor, le ratio du groupe Crédit Agricole est de 9,0 %.

 

Crédit Agricole S.A.

 

Le Conseil d’administration de Crédit Agricole S.A., réuni sous la présidence de Jean-Marie Sander le 22 février 2012, a arrêté les comptes de l’exercice 2011.

Le résultat net part du Groupe ressort à -1 470 millions d’euros. Jean-Paul Chifflet, Directeur général de Crédit Agricole S.A., a indiqué que ce résultat traduit une performance opérationnelle satisfaisante, malgré le contexte global dégradé. Il intègre surtout un impact lourd de la dépréciation des titres publics grecs et de la situation d’Emporiki et des conséquences du plan d’adaptation au nouvel environnement publiées le 14 décembre 2011, notamment des dépréciations d’actifs.

Avant prise en compte des coûts du plan d’adaptation et de ceux relatifs à la Grèce, le résultat net part du Groupe atteint 3 922 millions d’euros. Il reflète une hausse du produit net bancaire de 4,9 %, des charges maîtrisées (+ 0,4 %), un résultat brut d’exploitation en progression de 13,2 %, et un coût du risque en hausse de 11,0 %, indique Jean-Marie Sander, Président de Crédit Agricole S.A.

Les métiers de la banque de proximité et de gestion de l’épargne ont vu leur activité et leur rentabilité croître : la banque de proximité en France voit ainsi le résultat net part du Groupe progresser de 3,4 %, la gestion d’actifs (Amundi) de + 0,9 %, les Services financiers aux institutionnels de + 15,1 % et la Banque privée de + 5,9 %. Deux métiers sont entrés depuis septembre 2011 en phase de restructuration, la Banque de financement et d’investissement et les Services financiers spécialisés, pour lesquels l’année est restée satisfaisante en termes de performances.

La situation grecque a continué de se dégrader tout au long de l’année. Emporiki a ainsi vu ses pertes opérationnelles augmenter. Des mesures ont été prises pour réduire le niveau de refinancement d’Emporiki par Crédit Agricole S.A., réduit de moitié en 9 mois, à 5,5 milliards d’euros à fin décembre 2011. Par ailleurs, l’écart de valeur d’acquisition résiduel et une partie du stock d’impôts différés actifs ont été dépréciés. Enfin, Crédit Agricole S.A. a passé une provision de 74 % en moyenne sur les titres souverains grecs détenus par le Groupe, à la fois sur l’assurance et sur Emporiki. Au total, le coût de la crise grecque totalise 2 378 millions d’euros en résultat net part du Groupe.

A la suite des événements intervenus durant l’été 2011 sur les marchés financiers, Crédit Agricole S.A. a décidé la mise en œuvre d’un plan de désendettement de 50 milliards d’euros entre juin 2011 et décembre 2012, qu’est venu compléter un plan d’adaptation communiqué en décembre, dont la plus grande partie des coûts d’ordre social ont été provisionnés dans les comptes du quatrième trimestre de 2011 (à hauteur de 482 millions d’euros).

Ce plan vise à une rationalisation des portefeuilles d’activités de Crédit Agricole S.A., en particulier en Banque de financement et d’investissement, recentrée sur la distribution et le service aux grands clients ; ceci passe par un recentrage géographique et la sortie de certaines activités (dérivés actions et trading de commodities). La Banque de financement et d’investissement va ainsi réduire son bilan, adapter sa base de coûts et adapter son modèle pour générer des revenus dans un environnement contraint notamment en renforçant la part des commissions dans le mix revenus.

De même, dans l’activité de crédit à la consommation, de crédit-bail et d’affacturage, des cessions de portefeuilles de crédits sont programmées.
Compte tenu du contexte général et des nouvelles perspectives des métiers en cours d’adaptation, des dépréciations d’écarts d’acquisition ont été constatées au quatrième trimestre pour 1,3 milliard d’euros, montant auquel se rajoutent 1,2 milliard d’euros de dépréciations des valeurs de mises en équivalence sur des participations ainsi que des dépréciations techniques des écarts d’acquisition (impact en résultat net part du Groupe).

Crédit Agricole S.A. a réalisé à 120 % son programme d’émissions marchés à moyen et long terme 2011, soit 4,4 milliards de plus que son programme initial. Pour 2012, le programme d’émissions sur les marchés de Crédit Agricole S.A. porte sur 12 milliards d’euros, dont 37 % sont déjà réalisés. L’endettement à court terme net a été réduit, sur le second semestre 2011, de 64 milliards d’euros, revenant à 106 milliards d’euros. Dans le même temps, les réserves de liquidité se sont reconstituées à hauteur de 7 milliards d’euros sur le dernier trimestre 2011, pour atteindre 110 milliards d’euros, hors dépôts en banques centrales.

Jean-Paul Chifflet, directeur général de Crédit Agricole S.A. souligne que, au total, la solidité des fondamentaux de Crédit Agricole S.A. et la mise en œuvre rapide des mesures du plan d’adaptation vont permettre au Groupe de faire face à la nouvelle donne économique et financière.
Le Conseil d’administration confirme la décision prise à la mi-décembre 2011 de ne pas proposer à l’Assemblée Générale de distribuer de dividende au titre de l’exercice 2011.

 

Responsabilité sociale et environnementale

 

Grâce à sa bonne performance lors du dernier classement de Sustainalytics (16e parmi les 156 institutions financières mondiales évaluées), Crédit Agricole S.A. a été retenu pour la première fois dans l’univers du STOXX Global ESG leaders indices fin 2011. Crédit Agricole S.A. fait désormais partie de quatre indices extrafinanciers de référence : l’ASPI Eurozone, le FTSE4Good, le Dow Jones Sustainability Index (DJSI) et le STOXX Global ESG leaders indices.

Le Groupe se mobilise pour faire de la responsabilité sociale et environnementale un dispositif clé de sa vie d’entreprise. En 2011, Crédit Agricole S.A. a lancé sa démarche RSE, baptisée FReD, comme il l’avait annoncé dans le plan Engagement 2014. FReD est un dispositif qui s’appuie sur les trois piliers de la RSE (économique, social et environnemental) en associant très largement les collaborateurs à leur mise en œuvre dans l’entreprise. Chaque entité a affiché ses ambitions et ses objectifs de progrès, qui seront évalués et notés par un auditeur indépendant. Au final, FReD permettra de calculer l’indice de performance sociétale du groupe Crédit Agricole S.A., pris en compte dans la rémunération variable des cadres dirigeants. En 2011, FReD concerne les 10 entités suivantes : Crédit Agricole S.A., LCL, Amundi, Crédit Agricole CIB, CA-CF, CA Assurances, CA Private Banking, CAL&F, CACEIS et Cariparma.

En 2011, Crédit Agricole S.A. a également signé un partenariat d’envergure avec Livelihoods, fonds de compensation carbone au service des communautés rurales des pays du Sud, qui agit pour la restauration et la préservation d’écosystèmes naturels, l’agroforesterie et la restauration des sols par des pratiques agricoles durables et des projets d’accès à l’énergie rurale évitant la déforestation.

Enfin, Crédit Agricole S.A. et les 39 Caisses régionales ont également su montrer leur solidarité, que ce soit en offrant un million de repas aux Restos du Cœur ou en augmentant de 10 millions d’euros la dotation de la Fondation Crédit Agricole Pays de France, la plus ancienne Fondation d’entreprise d’utilité publique du pays, dont la vocation est le soutien des projets liés à la mémoire culturelle, historique ou économique des régions de France.

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Résultats LCL 2011


LCL a confirmé en 2011 son rôle dans le financement de l’économie française ainsi que l’illustre la progression en un an de 6,9 % des encours de crédits qui atteignent 87,8 milliards d’euros à fin 2011.

Cette évolution est portée notamment par la hausse des crédits à l’habitat (+ 11,7 % entre décembre 2010 et décembre 2011), mais aussi par les crédits aux entreprises et professionnels dont la production progresse sur la même période de 27,8 %.

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Exercice 2011

Résultat net LCL : 
710 millions d'euros (+ 0,6 %)

4e trimestre 2011
Résultat net LCL : 
137 millions d'euros
(- 21,2 % / T3-11)

L’année 2011 est également marquée par le maintien d’un rythme de collecte soutenu (+ 2,6 % sur un an). Cette croissance porte tout particulièrement sur la collecte bilan dont la hausse s’est accélérée au dernier trimestre de l’année : l’encours a progressé de 16,7 % sur l’année pour atteindre plus de 76 milliards d’euros à fin décembre.
Hormis les encours d’épargne-logement qui reculent de 1,9 % entre décembre 2010 et décembre 2011, l’ensemble des classes de collecte bilan est en progression sur l’année de façon significative. L’encours de dépôts à vue augmente ainsi de 12,5 % en un an, l’encours de livrets de 12,2 % et celui des comptes à terme et plan épargne populaire de 44,1 %.
La collecte de ressources hors bilan est négativement impactée en 2011 par les conditions conjoncturelles et de marché. Elle baisse de 8,6 % entre fin décembre 2010 et fin décembre 2011, baisse attribuable tant à la collecte titres qu’aux OPCVM ; les encours d’assurance-vie sont quant à eux stables à 48,6 milliards d’euros (+ 0,2 %).

Sous l’effet conjugué de l’évolution des crédits et des ressources, le ratio crédit/collecte de LCL s’améliore de 7,5 points sur l’année : il passe de 122,8 % fin 2010 à 115,3 % fin 2011.

Le produit net bancaire de l’année 2011 s’inscrit en baisse de 1,5 % en un an à méthode constante. La marge d’intérêt est pénalisée sur la deuxième moitié de l’année par le rehaussement du coût de la collecte de bilan qui est en forte hausse : elle accuse une baisse de 1,9 % en un an. Parallèlement, les revenus de commissions ralentissent : ils affichent une baisse de 1,1 % entre fin décembre 2010 et fin décembre 2011, en raison notamment de la baisse de l’activité de gestion mobilière.

Les charges d’exploitation sont maîtrisées : elles affichent une baisse de 0,6 % en un an en tenant compte du reclassement en 2010 des commissions liées aux moyens de paiement des charges vers le PNB. Le coefficient d’exploitation s’établit à 65,3 % à fin 2011.

Le coût du risque est en recul de 20,2 % entre fin décembre 2010 et fin décembre 2011 mais en hausse de 13,1 % entre le troisième et le quatrième trimestre de 2011. Alors que les engagements s’inscrivent en nette hausse sur l’année, le poids relatif du coût du risque sur les encours s’établit à 30 points de base au quatrième trimestre 2011 à comparer à 43 points de base un an auparavant. Le taux de créances douteuses et litigieuses a également évolué favorablement sur l’année : il s’établit à 2,5 % à fin décembre 2011 contre 2,6 % à fin décembre 2010. Le taux de couverture atteint quant à lui 75,5 % y compris les provisions collectives, en amélioration de 2,0 % sur la même période.

Au total, le résultat net part du Groupe s’établit à 675 millions d’euros pour l’exercice 2011 (+ 0,6 % par rapport à 2010), dont 130 millions d’euros pour le dernier trimestre 2011.

Contribution de LCL aux résultats de Crédit Agricole S.A. (part du Groupe)

 (en millions d'euros)  T4-11  Variation T4/T3  2011 Variation*
2011/2010
 Produit net bancaire  920  (1,4 %)  3 822  (1,5 %)
 Charges d’exploitation  (642)  + 3,4 %  (2 497)  (0,6 %)
 Résultat brut d’exploitation  278  (11,0 %)  1 325  (3,3 %)
 Coût du risque  (69)  + 13,1 %  (286)  (20,2 %)
 Résultat d’exploitation  209  (17,0 %)  1 039  + 2,7 %
 Sociétés mises en équivalences  -  ns  -  ns
 Gains ou pertes nets sur autres actifs  1  x 6.0  1  ns
 Variations de valeur des écarts d’acquisition  -  ns  -  ns
 Résultat avant impôts  210  (16,5 %)  1 040  + 3,1 %
 Impôt  (73)  (6,2 %)  (330)  + 9,0 %
 Résultat net d'impôt des activités arrêtées  -  ns  -  ns
 Résultat net de l’exercice  (137)  (21,2 %)  710  + 0,6 %
 Intérêts minoritaires  7  (20,9 %)  35  + 0,6 %
 Résultat net part du Groupe  130  (21,2 %)  675  + 0,6 %

 

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