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Les philanthropes,
investisseurs de l'humain

Un vent nouveau souffle dans le monde de la philanthropie. Les philanthropes, animés par une logique d'investissement culturel ou social, cherchent à s'investir personnellement, tout en conciliant efficacité sociale et action caritative.

Publié le 15/01/2016

Aujourd’hui, on voit se développer une philanthropie plus raisonnée, plus engageante, voire innovante. La philanthropie se définit comme un acte désintéressé ayant pour objectif le bien d’autrui et l’intérêt général et prenant la forme de dons en argent, en temps, en compétences ou en nature. Si le terme est traditionnellement associé à l’action de personnes fortunées et souvent vieillissantes agissant dans un esprit charitable, ce cliché ne correspond plus à la réalité. En effet, la générosité n’est pas l’apanage des plus riches et toutes les générations sont en recherche de sens et d’utilité sociale. Les plus jeunes, en particulier, sont de plus en plus attachés aux valeurs de solidarité. Ils souhaitent, dans la mesure de leurs moyens et de façon très directe et concrète, changer le monde.

Autre évolution notable : les “nouveaux philanthropes”, y compris les plus fortunés d’entre eux, affichent d’autres attentes. Ils aspirent à être acteurs de leur générosité, ce qui signifie qu’ils sont prêts à donner non seulement de l’argent, mais aussi du temps et de l’engagement. Et surtout, ils entendent nouer des relations quasi partenariales avec les porteurs de projet qu’ils soutiennent, pour savoir ce qui est fait de leur investissement solidaire et se sentir impliqués.

 

Banque et client unis dans l’engagement solidaire

 

Il existera toujours une forme de philanthropie “passionnée”, souvent liée à un coup de coeur pour une cause ou un porteur de projet, voire à un événement personnel qui déclenchera la prise de conscience d’un enjeu sociétal. Cependant, ce qui émerge à l’heure actuelle est une approche économique de la philanthropie.

Moins impulsive, plus méthodique et structurée, cette démarche se rapproche, dans une certaine mesure, de celle des investisseurs, des créateurs d’entreprise.

À partir d’une réflexion sur la société et son environnement, le philanthrope commence par identifier une problématique sociale dans le champ de l’intérêt général. Il s’efforce de bien comprendre les besoins du domaine d’intervention concerné, puis cherche à cibler les meilleures réponses et à identifier les bons acteurs. Et une fois le projet lancé, il se montrera soucieux de son évolution, s’intéressera aux mesures d’impact, suggérera si besoin un essaimage… Les banques doivent évidemment tenir compte de cette tendance de fond. Si la grande majorité d’entre elles affiche aujourd’hui des offres dédiées à la démarche philanthropique de leurs clients, force est de constater que, dans la réalité, elles se cantonnent essentiellement à un rôle d’intermédiation. Ne disposant que rarement de compétences internes dans ce domaine, elles se contentent de mettre les philanthropes en relation avec des experts externes. De plus, les offres sont relativement cloisonnées : placements solidaires d’un côté, accompagnement des projets philanthropiques des clients fortunés de l’autre. Enfin, ces sujets restent surtout du ressort de la banque privée et de la gestion de fortune.

 

Chiffres clés

Chiffres clés philanthropie

Vide

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L'essentiel

- Une clientèle plus jeune, moins fortunée qu’auparavant et plus exigeante.

- Une cible en recherche de sens et d’unité sociale, qui ne donne plus seulement de l’argent, mais aussi de son temps.

- Les “nouveaux philanthropes” veulent s’impliquer auprès des acteurs qu’ils soutiennent.

Le témoignage de…

 

Virgnie Seghers - Les Clés de LCL

 

Virginie Seghers
Spécialiste du mécénat, de la philanthropie et de l'entrepreneuriat social, présidente de Prophil, société de conseil en philanthropie

 

 

Un laboratoire d'innovations sociales

La philanthropie connaît un renouveau sans précédent dans le monde. Le don n’est plus seulement un devoir moral ni un acte de charité, mais un espace de liberté pour les entrepreneurs et les individus soucieux de contribuer au bien commun. Cet incubateur autorise à tester et à découvrir de nouveaux modèles hybrides entre don et investissement, capables d’inspirer les entreprises et l’État : c’est pleinement une aventure entrepreneuriale, créatrice de valeur sociale et économique partagée.

 

Laurence de Nervaux - Les Clés de LCL

 

Laurence de Nervaux
Responsable de l'Observatoire de la Fondation de France

 

 

 

La philanthropie a le vent en poupe

Malgré un contexte économique difficile, la générosité et la solidarité ne fléchissent pas en France, puisque la collecte progresse chaque année. Le secteur des fondations, en particulier, affiche une très forte croissance : le nombre de fondations françaises a doublé depuis 2000 et, en 2014, leur poids économique atteignait 22 milliards d’euros d’actifs cumulés et 7,5 milliards d’euros de dépenses annuelles. Les fondations, dont les ressources sont privées pour les deux tiers, oeuvrent dans tous les domaines de l’intérêt général, et notamment en faveur de l’action sociale. La philanthropie privée est donc devenue une composante incontournable du financement de l’intérêt général. Le modèle des fondations dites distributives, c’est-à-dire celles qui financent différentes formes de projets plutôt que de gérer en direct des établissements opérationnels, est de plus en plus courant.

Et chez LCL ?

Zoom sur l'offre LCL

 

Investir autrement

Depuis plusieurs années, LCL propose une offre destinée aux clients sensibles aux questions d’éthique, de solidarité ou de développement durable et désirant intégrer dans leur démarche l’investissement socialement responsable (ISR).

Parmi les 12 fonds proposés : neuf fonds ISR, thématiques et éthiques, et trois fonds de partage et d’entrepreneuriat social. Ce sont des réponses de diversification sur différentes classes d’actifs et zones géographiques, intégrant des critères extra financiers liés au développement durable, dits ESG (environnement, social, gouvernance).

Ces fonds peuvent être souscrits dans le cadre fiscal avantageux des contrats d’assurance vie et du plan d’épargne en actions (PEA) ou dans un compte titres.

 

 

Fondation LCL et philanthropie

Logo Fondation LCL

 

Au sein de l’entreprise, la démarche philanthropique a aussi sa place. À sa manière, LCL Solidaire, le programme de financement de projets de collaborateurs bénévoles dans une association, est un autre aspect de la philanthropie. La Fondation accompagne financièrement des projets qui doivent s’inscrire dans deux domaines d’intervention – la solidarité ou la santé – et se dérouler en France. Les projets sélectionnés peuvent ainsi bénéficier d’un financement pouvant aller jusqu’à 3 000 euros.

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