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Bitcoin : une monnaie
virtuelle record

Huit ans après sa création, le bitcoin voit sa croissance s'accélérer. Sa valeur a été multipliée par quinze en 2017 pour atteindre des niveaux record en fin d'année. Cette envolée des cours laisse toutefois craindre une « bulle » spéculative qui doit inciter les investisseurs à la prudence. Quels sont les usages du Bitcoin ? Qu'est-ce que la Blockchain à l'origine de la création du bitcoin ? Comment acheter ou vendre des Bitcoins ? Quel est le régime fiscal applicable aux Bitcoins ? Ce nouveau moyen de paiement est-il vraiment sécurisé ? Que faut-il savoir avant d'investir en Bitcoins ? Retrouvez toutes les réponses à vos questions !

Publié le 08/12/2017

Qu’est-ce que le bitcoin ?


Définition du bitcoin

Le bitcoin est une monnaie virtuelle (ou crypto-monnaie) créée en 2009 par un ou plusieurs programmeurs informatiques utilisant le pseudonyme « Satoshi Nakamoto ».

Le bitcoin s'échange sur des plateformes en ligne de personne à personne contre d'autres devises monétaires (euro, dollar, yen...), en-dehors des réseaux bancaires traditionnels, de façon totalement « décentralisée ». A la différence des autres devises monétaires, le bitcoin est totalement dépourvu de cadre juridique :

  • il n'a pas de cours légal,
  • sa valeur n'est pas régulée par une banque centrale (comme, par exemple, la Banque centrale européenne pour l'euro).

Comment sont créés les bitcoins ?


Définition Blockchain

Comme les autres crypto-monnaies, le bitcoin a été créé à partir de la Blockchain. La Blockchain (ou « chaîne de blocs de données ») est une technologie informatique de stockage et de transmission d'informations sécurisée et fonctionnant sans organe central de contrôle (c’est une monnaie dite « décentralisée »).

La Blockchain s’apparente à un immense registre virtuel public et anonyme regroupant toutes les transactions effectuées par des utilisateurs, qui grandit avec le temps. La spécificité de la Blockchain est d’être un registre crypté qui nécessite une certaine quantité de puissance informatique pour y inscrire et valider les transactions entre utilisateurs (voir ci-après : minage de Bitcoin). Une autre particularité de la Blockchain est d’être, comme l’indique son nom, découpée en blocs linéaires, où la dernière partie de chacun (la signature cryptographique, également appelée « Hash ») permet de constituer le bloc suivant, et donc de rendre toute la Blockchain sécurisée et non-modifiable.

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quelle différence entre Bitcoin et Ethereum ?

Alors que la Blockchain du Bitcoin ne permet d’effectuer que des transactions simples (échange de devises monétaires), Ethereum permet de créer plusieurs types d’applications, et notamment d’exécuter des « smart contracts » (contrats intelligents sous forme de code informatique). L’Ether est la monnaie virtuelle utilisée comme moyen de paiement de ces contrats.

Création et minage des bitcoins


L'émission ou la création des Bitcoins est issue, à l’origine, de la confiance entre utilisateurs envers cette monnaie virtuelle. Il s’agit donc de la simple loi de l’offre et de la demande et, à sa création, le bitcoin ne valait que quelques centimes car il était très peu utilisé.

 A l’inverse, pour valider une transaction en Bitcoin entre utilisateurs et l’inscrire définitivement dans la Blockchain (le registre des transactions en Bitcoin), un algorithme cryptographique a été programmé pour un certain niveau de difficulté et pour demander une certaine quantité de puissance informatique. Les utilisateurs qui mettent à disposition leur ordinateur pour créer une signature cryptée, infalsifiable, sur un « bloc de transactions » sont appelés les mineurs de Bitcoin. En échange de ce service, et donc du temps passé à crypter les transactions, les mineurs sont récompensés par une certaine quantité de Bitcoins.

 Ainsi, pour créer ou « miner » (bitcoin mining) des Bitcoins régulièrement, et donc valider les échanges de Bitcoin entre utilisateurs, il est impératif qu’un grand nombre de mineurs calculent la signature cryptographique de la Blockchain à tout moment.

 De par la difficulté croissante de l’algorithme cryptographique de la Blockchain, et sa taille, les Bitcoins se créent à un rythme décroissant:

  • entre 2009 et 2013 : 50 bitcoins émis toutes les dix minutes,
  • entre 2013 et 2016 : 25 bitcoins toutes les dix minutes,
  • entre 2017 et 2020 : 12,5 bitcoins toutes les dix minutes, etc.

 

Fork du Bitcoin : accélérer le minage

 

De par la puissance informatique demandée, ainsi que le nombre croissant d’utilisateurs effectuant des transactions, le réseau Bitcoin ne pouvait pas confirmer les échanges assez vite.

 Il a été décidé, le 13 novembre 2017, de réduire la difficulté de l’algorithme cryptographique de la Blockchain en créant une nouvelle monnaie : le Bitcoin Cash. Ce type de modification est appelée un « Fork », une « branche » nouvelle de la monnaie.

 Il existe ainsi, aujourd’hui, deux Bitcoins : l’original (initiales : BTC) et son jumeau le Bitcoin Cash (initiales : BCH). Un autre Bitcoin, le Bitcoin Gold, est en revanche une monnaie totalement nouvelle, en passe d’être abandonnée.

 D’autres essais ont été faits pour accélérer les échanges et réduire le temps nécessaire à la validation d’une transaction : le Segwit2X ou « Bitcoin 2.0 ». Malheureusement, les mineurs ont décidé de voter contre, ce qui augmente jour après jour le prix des transactions entre utilisateurs car elles ne peuvent plus être validées assez vite.

 

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cours du bitcoin à fin 2017

Le stock total de bitcoins est fixé, à terme, à 21 millions d’unités. Début décembre 2017, 16,7 millions de bitcoins étaient déjà en circulation, soit 80 % des bitcoins devant être émis (source : www.blockchain.info)

Bitcoin : pourquoi parle-t-on de bulle spéculative ?

 

A sa création, le bitcoin n’intéressait qu’un cercle restreint de passionnés. Mais, au fil des années et plus particulièrement depuis début 2017, des particuliers ainsi que des investisseurs institutionnels (fonds d’investissement, notamment) en ont acheté massivement. Le nombre de bitcoins pouvant être mis en circulation étant limité, toute forte hausse de la demande se traduit automatiquement par une forte appréciation de leur valeur. Ce qui encourage d’autant plus les investissements à but purement spéculatif.

Conséquence : la valeur du bitcoin a été multipliée par 15 entre janvier et décembre 2017 avec une très grande volatilité (les cours peuvent varier, en une journée, de +/- 20 %). Ce phénomène étant exceptionnel pour un actif financier, certains économistes et acteurs financiers mettent en garde contre le risque de bulle spéculative susceptible d’ « imploser ».

Régime fiscal des bitcoins

Les gains issus de l’activité d’achat-revente de bitcoins sont soumis à l’impôt sur le revenu. Lorsque l’activité est exercée à titre occasionnel, les revenus doivent être déclarés dans la catégorie des bénéfices non commerciaux. Si l'activité est exercée à titre habituel, les revenus doivent être déclarés dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux.

A noter : les gains sont imposables quelle que soit la nature des biens ou valeurs contre lesquels les bitcoins sont échangés (par exemple, contre des euros).

En revanche, selon la Cour de Justice de l’Union européenne (CJUE), les opérations d'échange entre devises traditionnelles (euros, dollars) et bitcoins sont exonérées de TVA.

Les risques liés aux bitcoins

La Banque de France, l’Autorité bancaire européenne et l’Autorité des marchés financiers rappellent régulièrement que les bitcoins constituent un investissement risqué et mettent en garde les particuliers contre les principaux risques liés à l’utilisation des bitcoins :

  • l’absence de cadre juridique protecteur lors d’un achat de biens ou de services avec des bitcoins ;
  • l’absence de protection règlementaire pour couvrir les pertes en cas de défaut, de cessation d’activité ou de piratage informatique de la plateforme qui gère l’échange ou le stockage des bitcoins ;
  • l’absence de garantie de remboursement et de recours en cas de vol de bitcoins ;
  • l’absence de cours légal du bitcoin et l’absence de marché régulé ;
  • les risques élevés de pertes liés à la très forte volatilité du cours des bitcoins ;
  • l’absence de supervision par les banques et les autorités de contrôle sur la nature des fonds utilisés pour l’achat de bitcoins (liens éventuels avec des activités criminelles : blanchiment d’argent, financement du terrorisme…).


Comme l’Autorité des marchés financiers (AMF) et l'Autorité de contrôle prudentiel et de Résolution (ACPR) l'ont fait, LCL recommande aux épargants la plus grande vigilance avant d'envisager d'y investir une partie de leur épargne.


Consultez la liste des prestataires disposant d’un agrément délivré par l’ACPR (registre REGAFI)

 

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absence de protection en cas de vol de bitcoins

En février 2014, 850 000 bitcoins (d’une valeur de 355 millions d'euros) ont disparu de la plateforme japonaise Mt Gox, celle-ci ayant peu après déposé le bilan.

En décembre 2017, une plateforme de minage de bitcoins basée en Slovénie a été piratée : 4 700 bitcoins ont été dérobés pour une valeur de 63,9 millions de dollars.

Le bitcoin n'étant soumis à aucune réglementation, les internautes concernés ne peuvent pas récupérer l'argent investi sur ces plateformes.

 
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