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Comment les prévisions économiques sont-elles établies ?

Établir des prévisions économiques n'est pas une science exacte. Les estimations peuvent varier d'un organisme à l'autre. Ces variations s'expliquent par des méthodes et des critères différents. Qui établit les prévisions économiques ? Quels sont les méthodes et indicateurs utilisés ? Explications.

Publié le 19/06/2013

Les prévisions économiques peuvent porter sur l'économie générale d'un pays, d'une région ou sur l'économie mondiale (s'agissant en particulier des prévisions de croissance du produit intérieur brut et des prévisions d'inflation). Elles peuvent aussi se rapporter à un secteur d'activité en particulier.
Les prévisions économiques sont établies par des équipes d'économistes et de statisticiens qui utilisent différentes méthodes et se basent sur divers indicateurs.

Qui établit les prévisions ?

 

Prévisions économiques des institutions

En France, des prévisions économiques sont publiées périodiquement par le gouvernement (Direction du Trésor), les grandes banques et des organismes privés ou publics :

 

Des institutions internationales publient également leurs propres prévisions :

 

Perspectives économiques par secteur

Deux fois par an, LCL publie une étude sur les perspectives d'activité des grands secteurs de l'économie française. Retrouvez l'intégralité de la dernière étude LCL France Secteurs (Format PDF, janvier 2015).

 

Fréquence de publication des prévisions

Les prévisions peuvent être délivrées à un rythme hebdomadaire et/ou mensuel (la Banque de France publie une note de conjoncture chaque vendredi et des prévisions chaque mois), trimestriel (INSEE), ou annuel (Commission européenne, OCDE et FMI).
Les prévisions économiques sont établies avec un horizon allant de 3 mois (prévisions court terme) à deux ans (prévisions long terme). Elles sont régulièrement mises à jour pour tenir compte des grands événements économiques et politiques intervenus sur la période.

Méthodes et indicateurs utilisés

 

L'horizon des prévisions économiques (court terme ou long terme) détermine en partie la méthode utilisée :

  • pour des prévisions à court terme, les économistes disposent d'indicateurs conjoncturels fiables et, de ce fait, l'approche statistique et les modèles purement mathématiques sont privilégiés ;

  • pour des prévisions sur le long terme, les économistes ont une approche introduisant plus de subjectivité liée à leur appréciation de l'évolution de la situation économique.

 

Indicateurs microéconomiques

Les méthodes de référence développées en France reposent sur les principaux indicateurs microéconomiques suivants :

  • l'indicateur du climat des affaires (ICA) établi par l'INSEE,

  • l'indicateur synthétique mensuel d'activité (ISMA) établi par la Banque de France.

Ces deux indicateurs reposent sur des enquêtes de conjoncture mensuelles ou trimestrielles réalisées auprès de centaines d'entreprises dans les principaux secteurs d'activité. Les entreprises y sont interrogées sur leurs perspectives à court terme (carnet de commandes, prévisions d'investissements, niveau des stocks, etc.).
Plus l'indicateur est élevé, plus la conjoncture économique est jugée favorable.

 

Indicateurs macroéconomiques

Pour évaluer le contexte économique global via une estimation du produit intérieur brut (PIB), les économistes et statisticiens recoupent ensuite les indicateurs microéconomiques avec des indicateurs macroéconomiques :

  • les taux de change (qui ont un effet sur les exportations et importations),

  • les taux d'intérêt (qui influent sur les investissements),

  • les prix du pétrole (qui impactent l'activité industrielle),

  • les politiques économiques menées ou annoncées (les mesures d'austérité ayant, par exemple, un effet négatif sur la croissance),

  • les politiques pratiquées par les banques centrales.

Évolution annuelle de l¿indicateur du climat des affaires (INSEE). Cet indicateur économique résume les enquêtes européennes de conjoncture

Spécificités économiques par secteur

 

Dans certains secteurs d'activité, des éléments spécifiques sont pris en considération. Quelques exemples :

  • dans le secteur agricole : le cours des matières premières (céréales, soja), les conditions météorologiques, le prix des consommations intermédiaires (l'énergie, les engrais, l'alimentation animale), le niveau de revenus des agriculteurs ;

  • dans l'industrie : le niveau de la production, les dépenses d'investissements, le taux d'utilisation des capacités de production ;

  • dans le secteur du commerce et de la grande distribution : le budget des ménages, les nouvelles habitudes de consommation.

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