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Le rôle de Bernard Thévenet sur le Tour de France

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Le rôle de Bernard Thévenet sur le Tour de France465 vues
Publiée le 21/02/2017 Dans cette vidéo, Bernard Thévenet, double vainqueur du Tour de France en 1975 et 1977, évoque son nouveau rôle de chargé des relations publiques sur la grande Boucle.
Quelle est votre fonction sur le Tour de France ?
Bernard Thévenet : Je suis relation public sur le Tour de France, c’est-à-dire que j’ai une voiture avec une un pilote et deux invités. Je leur fais découvrir la course bien sûr mais aussi tous les à côtés du Tour de France, parce qu’il y a énormément de choses à voir quand on est à l’intérieur de la course. Et puis surtout j’essaie de leur expliquer les tactiques et les stratégies des équipes, parce que ce qui est intéressant c’est de savoir qui va faire quoi, comment ils vont réagir, s’attendre un peu à ce qui va se passer dans le peloton, ce qui va se passer dans l’échappée. Ca rend la course plus intéressante quand on connaît, ou quand il y a plusieurs tactiques possibles, on essaye de deviner laquelle va être adoptée, ça rend la course plsu intéressante.

Que vous inspire cette nouvelle édition du Tour de France ?
B.T : il y a quatre arrivées en montagne, donc déjà les grimpeurs seront avantagés à condition qu’ils ne se fassent pas piégés avant. Et puis les difficultés commencent dès le départ, donc faudra être en forme pendant trois semaines, et ça c’est pas facile. Le plus dur c’est de rester en bonne condition physique pendant trois semaines, ne pas avoir de mauvais jour ou alors dans une étape pas trop dure mais sur les étapes de col, les étapes de montagne, c’est très très difficile de ne pas perdre de terrain.

Votre plus grand souvenir du Tour ?
B.T : un souvenir qui, je pense, restera perpétuellement c’était la montée de l’Isoire en 1975 parce que j’avais pris le Maillot jaune la veille. Eddy Merckx avait déjà gagné cinq fois le Tour de France, donc il n’avait jamais été battu dans un grand Tour, donc on pensait qu’il allait peut-être gagner. De fait, qu’un Français lui puisse lui tenir tête et même lui ravir le Maillot jaune, les gens étaient complètement fous. Il y avait une ambiance dans les trois derniers kilomètres, c’était quelque chose d’extraordinaire : il y avait un motard devant moi, il rentrait dans les gens comme ça, parce que les gens ils s’écartaient au dernier moment, ils se refermaient derrière lui, ils me laissaient passer mais ils se rangeaient quand j’étais à un mètre et demi, deux mètres. Je sentais ces gens qui étaient heureux tout simplement. Ils étaient heureux parce qu’il y avait un français qui était devant et ils étaient là pour m’encourager, me soutenir, en même temps je leur donnais du bonheur. J’ai l’impression qu’il y avait comme une sorte de communion. C’était vraiment un moment magique, un des moments, une des plus grandes émotions non seulement de coureur mais de toute ma vie.
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