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Le Tour d'hier et d'aujourd'hui par Raymond Poulidor

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Le Tour d'hier et d'aujourd'hui par Raymond Poulidor230 vues
Publiée le 21/02/2017 Cyclisme : analyse du Tour de France par Raymond Poulidor. Revivez l'histoire du Tour de France, d'hier à aujourd'hui. La passion du vélo avec LCL.
Raymond Poulidor : Au niveau mental, au niveau performance, le Tour de France reste le Tour de France, c’est-à-dire une épreuve de longue haleine qui se dispute sur 22 étapes où pendant 22 jours il ne faut avoir aucun coup dur, aucune défaillance, ne pas être malade. Il faut être en très très bonne santé, le Tour c’est cela. Et puis le Tour se dispute quelque fois sous la chaleur, en montagne il n’est pas rare d’avoir de la neige de la pluie. C’est pour ça qu’avant tout il faut avoir une très très bonne santé. Maintenant le Tour de France fait 1 000 kilomètres de moins que par le passé. Qu’est-ce qui a fait ça ? C’est la télévision. La télévision nous a retransmis des étapes non stop quelques fois. On ne veut pas de temps mort. Il n’est pas rare de voir 200 kilomètres quelques fois, parcouru en moins de quatre heures, c’est-à-dire à plus de 50km/h de moyenne. C’est-à-dire que les organisateurs calculent les étapes à des moyennes hallucinantes. Quelques fois on croit rêver, et puis les coureurs, en principe, se maintiennent dans cet horaire. Evidemment, il y a toujours des forces majeures, il peut y avoir un vent défavorable. Mais par contre il peut y avoir un vent favorable où les coureurs peuvent avoir trois quarts d’heure d’avance sur les horaires. Alors ça pose évidemment des problèmes également. C’est-à-dire il n’y a plus de temps morts. C’est-à-dire avant vous aviez des étapes de 200, 280 kilomètres qui avoisinaient pratiquement 300 kilomètres, mais il y avait beaucoup de temps morts. Ces temps morts sont supprimés parce que les étapes sont plus courtes. Maintenant les coureurs ont des facilités. Au bout de 20 kilomètres, si les conditions climatiques sont chaudes ou froides, le coureur a le droit de se ravitailler à la voiture de sont directeur sportif. Lorsqu’il crève, le coureur a des conditions favorables pour réintégrer le peloton. C’est-à-dire qu’une crevaison, maintenant, ne le désavantage pas. Tandis que par le passé, vous faisiez 250 kilomètres, il y avait un ravitaillement à mi-course, le reste était interdit. C’est-à-dire, si on passait outre, on était pénalisé. Voilà les grandes améliorations. Maintenant la machine du Tour de France est superbement rodée, c’est une grande entreprise où il n’y a pratiquement aucun défaut qui cloche. C’est une organisation fabuleuse.
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