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Le financement de son entreprise

Il existe différents modes de financement des entreprises. L'entrepreneur doit recourir à différents types de financement s'il souhaite que son projet de création d'entreprise se concrétise : apport personnel, prêt bancaire, crowdfunding,... Avec quels fonds démarrer son activité ? Comment couvrir le besoin en fonds de roulement ? Comment financer un investissement ? Nos conseils pour trouver le mode de financement adapté à votre projet d'entreprise.

Publié le 26/01/2016

Création d'entreprise

Comment constituer le capital de sa société ?


Le capital social d'une société correspond aux sommes apportées par les créateurs de l'entreprise lors de sa constitution. Cet argent est débloqué par la banque une fois les formalités d'immatriculation terminées et permet de financer les premiers investissements et les premières dépenses avant la réalisation de tout chiffre d'affaires.

Plus vos besoins financiers au démarrage sont élevés, plus il faut « capitaliser » votre société. Un capital d'un montant non négligeable permet d'inspirer confiance aux tiers (notamment pour obtenir des financements).

Vous pouvez augmenter le capital de votre société par la suite, au fur et à mesure de vos besoins. Il existe différentes solution de financement des entreprises.

Pour constituer votre capital de démarrage, le plus simple est de faire un apport en investissant une partie de votre épargne personnelle (livrets d’épargne, investissements en Bourse, assurance vie…).

Vous pouvez également recourir à des subventions et bourses accordées par des organismes privés ou des fondations visant à favoriser la création d'entreprise.

Vous pouvez aussi solliciter votre entourage (famille, amis, connaissances) pour augmenter votre apport. En participant au capital de votre entreprise, ils deviennent vos associés.

Il est recommandé de conclure un pacte d'associés afin d'anticiper d'éventuels litiges entre associés. Prenez conseil auprès d'un avocat.

Les « business angels » sont des personnes qui souhaitent investir une partie de leur patrimoine financier dans des entreprises à fort potentiel.

Ils offrent, en plus de leur apport financier, de précieux conseils et un carnet d'adressesimportant.

Pour en savoir plus, contactez l'Association française des business angels.

Le capital risque (venture capital) est une prise de participation par un ou plusieurs investisseurs au capital de sociétés non cotées.

L'objectif de l'investisseur est de participer au développement d'entreprises innovantes à fort potentiel de croissance et de réaliser une plus-value importante lors de la vente de ses titres.

Pour plus d'informations, consultez la fiche APCE consacrée au capital risque.

Le crowdfunding (ou financement participatif) est un mode de financement qui permet à des porteurs de projet de collecter des fonds auprès des particuliers sur Internet, via des plateformes de financement participatif dédiées.

Les investisseurs peuvent financer le projet de leur choix de trois façons : le don, le prêt (avec ou sans intérêt) et la participation aux fonds propres de la société créée. L’investisseur est alors rémunéré par des dividendes en contrepartie de son apport.

Bpifrance propose un moteur de recherche unique qui répertorie plusieurs plateformes de financement participatif partenaires : TousNosProjets.fr

Pour en savoir plus, consultez notre Zoom économique sur le crowdfunding.

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Les particuliers qui investissent dans une entreprise lors de sa création ou en cours de développement peuvent bénéficier, sous certaines conditions, d'une réduction d'impôt sur le revenu et d'une réduction d'ISF.

Comment financer ses investissements ?


Le créateur d'entreprise doit réunir les capitaux nécessaires pour financer les différents types d'investissements nécessaires au démarrage de son activité :

  • les frais d'acquisition d'un fonds de commerce ou d'une clientèle,

  • les frais d'installation et de travaux,

  • l'acquisition de machines, de matériels, de véhicule,

  • les frais marketing, communication, informatiques, administratifs.

 

Au-delà de l'apport en capital, divers moyens de financement existent :

  • Les prêts classiques à moyen-long terme proposés par les banques ;

  • Les prêts d'honneur, c'est-à-dire sans garantie ni caution personnelle, accordés par certaines collectivités locales, des fondations, les plateformes Initiative France, le Réseau entreprendre ;

  • Les prêts solidaires proposés par des organismes qui souhaitent favoriser la création d'entreprises qui présentent une utilité sociale ou qui créent des emplois.
    Consultez, par exemple, le site du financeur solidaire France Active ainsi que le site de l'Adie (l'Adie aide des personnes exclues du marché du travail et du système bancaire à créer leur entreprise).

  • Le crédit-bail qui permet de louer un bien immobilier ou mobilier (une machine, un véhicule) avec la possibilité d'en devenir propriétaire au plus tard en fin de contrat, en tenant compte des loyers déjà versés.

 

Création d’entreprise et contre-garantie : les organismes de caution


Certains organismes (fonds de garantie, sociétés de caution mutuelle) proposent de se porter caution en cas de défaillance du créateur d’entreprise.


Comment fonctionne la contre-garantie ?

L’organisme de caution s’engage à rembourser une partie du prêt souscrit par le créateur d’entreprise auprès d’un établissement bancaire dans l’hypothèse où il se trouve dans l’impossibilité de le rembourser.

La prise de risque de la contre-garantie varie de 50 à 80 % maximum du montant du prêt accordé par l’établissement bancaire.


Organismes de garantie : qui contacter ?


Pour en savoir plus, consultez la fiche APCE sur « les sociétés de caution mutuelle »

 

Comment financer son activité courante ?


Il s'agit pour le créateur d'entreprise :

  • de couvrir ses charges fixes comme le loyer, le salaire de ses collaborateurs ou de ses associés, son salaire ;
  • et de couvrir le besoin en fonds de roulement (BFR).


Besoin en fonds de roulement : définition

Il s'agit de la somme d'argent utilisée pour constituer le stock nécessaire au fonctionnement normal de l'entreprise et qu'il faudra payer aux fournisseurs, avant même de le vendre aux clients. Le BFR représente donc la somme d'argent nécessaire à l'entreprise pour pouvoir payer ses factures en attendant de toucher le fruit de ses ventes.

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La question du financement du BFR est centrale pour les créateurs d'entreprise. De nombreuses jeunes entreprises doivent cesser leur activité au bout de quelques mois uniquement parce qu'elles ont mal évalué leur BFR ; de ce fait, dès qu'un client a un retard de paiement ou fait défaut, elles peuvent connaître des difficultés par manque de surface financière. Pour bien anticiper, contactez votre conseiller dès le début de votre activité pour pouvoir mettre en place des solutions adaptées.


Crédits inter-entreprises à court terme

Les sociétés par actions (SA, SAS) et les SARL dont les comptes sont certifiés par un commissaire aux comptes pourront accorder des prêts de moins de deux ans à des sociétés (micro-entreprises, PME et ETI) avec lesquelles elles entretiennent des liens économiques le justifiant. L’activité de prêt devra rester accessoire par rapport à l’activité principale de la société prêteuse.

L’entrée en vigueur de ce nouveau dispositif est soumise à la publication prochaine d’un décret précisant les conditions et limites d’octroi des prêts.

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